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10/07/2015

CREATION D' UN BASSIN D' ORAGE SUR BETHUNE

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INONDATIONS DANS LE SUD EST DU 03-10-2015

Le bilan des inondations qui ont frappé le littoral des Alpes-Maritimes, samedi 3 octobre 2015 en début de soirée

Pour Magali Reghezza-Zitt, ces inondations sont la conséquence directe de l’urbanisation du littoral. Maîtresse de conférence en géographie à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, spécialiste des risques et de l’environnement, elle appelle à repenser l’aménagement des villes en y associant les populations et en développant une culture du risque.

 

En quoi l’urbanisation des territoires a-t-elle aggravé les dégâts provoqués par les intempéries dans les Alpes-Maritimes ?
Magali Reghezza-Zitt : Les inondations sont la conséquence directe de l’urbanisation du littoral. Sur les pentes qui cernent le littoral, là où il y avait hier des terres agricoles, des vignes, des oliveraies, on a construit des habitations. 

 

L’eau ne s’infiltre plus en amont du bassin versant, et, du coup, se déverse dans les cours d’eau.

 

 Or, dans ces régions, il s’agit de petits cours d’eau, de ravins, à très faible débit en temps normal, qui permettent l’évacuation des eaux pluviales. 

 

Mais ces petits cours d’eau, dans lesquels l’eau monte très brutalement et redescend tout aussi brutalement, débordent lorsque les pluies sont vraiment très importantes.

 

 Et s’ils ont été couverts, bétonnés, équipés de buses d’évacuation artificielle, et ainsi imperméabilisés, ce phénomène de débordement est accentué.
Il y a également un vrai problème de ruissellement urbain.
 Les voies d’évacuation sont insuffisantes : lorsque se produisent des orages extrêmement violents, les canalisations ne sont plus capables d’absorber le trop-plein d’eau et débordent. 
Il n’y a même plus besoin d’avoir des cours d’eau pour que l’eau monte dans les rues et provoque des inondations.
Un risque « naturel » peut ainsi être aggravé voire complètement créé par l’urbanisation. Les plans de prévention des risques (PPR) sont censés contrôlerl’urbanisation des zones inondables. Ils existent dans la loi depuis 1995. Mais, vingt ans plus tard, on continue à urbaniser des zones à risque, et, de plus, on urbanise de plain-pied la plupart du temps. Les PPR sont contournés en toute légalité, sont contestés et donc suspendus, comprennent des dérogations, sanscompter les pressions énormes qui s’exercent sur les élus.
 
Comment repenser les villes pour limiter les dégâts, à défaut d’empêcher les inondations ?
On peut limiter les processus physiques en construisant des barrages, des digues, en dégageant des terrains vierges pour permettre à l’eau de s’infiltrer, en développant des bandes enherbées, des toitures végétalisées… 
La résilience passe aussi par des constructions plus résistantes, des habitations sur pilotis, l’élévation des maisons pour laisser le rez-de-chaussée inoccupé.

Et il faut repenser l’aménagement de la ville en redistribuant sur son territoire habitations, activités, services, afin de limiter les mobilités et surtout de ne laisser dans les zones inondables que des activités sans danger pour les hommes. Chaque territoire demande une réflexion spécifique, adaptée au niveau de risque, aux activités et aux besoins des populations, qui doivent être accompagnées.
 
 
Il faut en somme développer la culture du risque.
Il n’y a pas une solution miracle, et tout miser sur la technique est une illusion. Les solutions techniques ne valent que si on a de bons comportements. 
On peutmonter des digues, si les gens ne sont pas vigilants, cela ne servira à rien. Bâtirdes solutions demande du temps et de sortir de l’émotionnel. L’aménagement urbain doit être discuté localement avec les populations.

Les maires doivent également abandonner l’idée que le risque est quelque chose de négatif. La culture du risque est au contraire positive pour un territoire. 

 

Cela ne le condamne pas. Avec des comportements adaptés, on n’empêchera peut-être pas les garages d’être inondés, mais on évitera les morts. Il faut développer une éducation au risque afin que les populations acquièrent les bons réflexes. 

 

Cela est d’autant plus essentiel dans les zones totalement urbanisées où il faut gérer les héritages. Dans ces zones, il serait absurde et contre-productif de tout raser. EnFrance, une personne sur quatre vit dans une zone inondable.

 

 

09/10/2015

OU EST PASSE L 'ARGENT ???????

http://www.lavoixdunord.fr/region/un-plan-de-restauration-de-la-lawe-de-trois-millions-jna30b0n376339

Un plan de restauration de la Lawe de trois millions d'euros sur cinq ans

PUBLIÉ LE 06/04/2012

La Voix du Nord 

 

Du pont de Sevelingue à la sortie de Béthune, à Essars, jusqu'au pont de Mesplaux, à Locon, le SIPAL restaure actuellement une partie des berges de la Lawe. Le début d'un plan de restauration de cinq ans, entamé en mars, d'un coût de 50 000 euros pour cette année, et de 3 millions d'euros sur toute la période.

 Frédéric Hervieu, chargé de mission au SIPAL, explique le chantier de restauration. Francis Caron, maire de Locon, se souvient de l'ancienne écluse de Monchecourt.

 

PAR JEAN-PIERRE GLORIAN

bethune@info-artois.fr

La Lawe va de La Comté à La Gorgue, là où elle se jette dans la Lys. Et les berges s'affaissent régulièrement avec les pluies. D'où la nécessité pour le syndicat intercommunal pour l'aménagement de la Lawe (SIPAL) de trouver des solutions au cas après cas.

Essars était une priorité et notamment rue Sèche, à proximité de l'écluse de Manchecourt. « Les berges étaient assez dégradées,explique Frédéric Hervieu, chargé de mission au SIPAL. Si ça continuait à s'affaisser, cela aurait été dangereux pour la route. Aussi, sur 90 mètres, on a procédé à une restauration des berges, rive gauche et droite, avec un reprofilage, en éloignant les berges de la route pour garantir la circulation dans la rue Sèche. » Les travaux ont démarré en mars et s'achèveront fin avril. Les berges sont maintenant en pente douce. Un géotextile a été posé avant l'ensemencement d'un gazon, tandis que des banquettes en quinconce plantées de végétaux aquatiques végétalisées s'avancent dans la rivière où des pieux en chêne ont été plantés. « Cela pour diversifier les écoulements, et faciliter le retour du poisson, comme le brochet.

 » « La restauration des berges va améliorer la bioversité, souligne Olivier Switaj, président du syndicat intercommunal. En travaillant à enrichir la faune et la flore. » « Les riverains de la rue Sèche se félicitent de qui se fait actuellement », remarque Gérard Malbranque, le maire d'Essars. D'autant que des arbustes ont ou vont être plantés (des érables, chênes, aulnes, noyers, charmes), tout au long du cours d'eau, pour renforcer les berges.

Le financement de cette opération se fera avec des fonds européens avec le Feder, et l'Agence de l'eau, pour 80 %, tandis que 20 % restent à charge du SIPAL et des communes.

Le chemin du halage restauré

À proximité de l'ancienne écluse de Monchecourt, au bout de la rue Sèche, le SIPAL restaure aussi un chemin de halage à partir d'un petit bois, longeant la Lawe, derrière le restaurant le Julogo, permettant aux promeneurs de se rendre plus facilement jusqu'au pont de Mesplaux, sur 800 m, à Locon.

Fin avril, cette portion sera achevée. En 2013, le SIPAL compte s'attaquer aux berges de Lestrem et La Gorgue, en poursuivant son chantier de restauration. Il interviendra aussi, au cas par cas, pour d'autres réfections. •